jeudi 31 juillet 2014

Une lecture priante de la Parole


Dans ses grands développements sur l’homélie (voir La joie de l’Évangile par. 135 à 159), le pape François a inséré quelques paragraphes très stimulants sur la lecture priante et spirituelle de la Parole de Dieu (par. 152s.). C’est la lectio divina. « Elle consiste dans la lecture de la Parole de Dieu à l’intérieur d’un moment de prière pour lui permettre de nous illuminer et de nous renouveler. »
 
Par une lecture attentive, il s’agit de comprendre d’abord ce que dit le texte. « La lecture spirituelle d’un texte doit partir de sa signification littérale. Autrement, on fera facilement dire au texte ce qui convient, ce qui sert pour confirmer ses propres décisions, ce qui s’adapte à ses propres schémas mentaux. Cela serait, en définitive, utiliser quelque chose de sacré à son propre avantage. »
 
Puis on passe à l’étape d'application de la Parole à soi. « Il est bien de se demander par exemple : “ Seigneur, qu’est-ce que ce texte me dit à moi? Qu’est-ce que tu veux changer dans ma vie avec ce message? Qu’est-ce qui m’ennuie dans ce texte? Pourquoi cela ne m’intéresse-t-il pas? ” ou : “ Qu’est-ce qui me plaît, qu’est-ce qui me stimule dans cette Parole? Qu’est-ce qui m’attire? Pourquoi est-ce que cela m’attire? ” »
 
Et dans la prière, on répond à l’appel de Dieu, on accueille ses consolations, on consent à se laisser convertir par la Parole. En somme, cette lecture priante conduit à un dialogue d’abandon confiant avec ce Dieu qui nous aime.
 
Plus loin (au par. 174) le pape affirme : « Ce n’est pas seulement l’homélie qui doit se nourrir de la Parole de Dieu. Toute l’évangélisation est fondée sur elle, écoutée, méditée, vécue, célébrée et témoignée. » Donc, cette lecture priante et spirituelle de la Parole doit être une porte ouverte à tous les croyants.
 
Et l’exhortation pontificale se fait insistante. « Nous ne cherchons pas à tâtons dans l’obscurité, nous ne devons pas non plus attendre que Dieu nous adresse la parole, parce que réellement “Dieu a parlé, il n’est plus le grand inconnu mais il s’est montré lui-même”. Accueillons le sublime trésor de la Parole révélée. »
 
Est-ce que j’apprécie ce trésor unique qu’est la Parole? Est-ce que je me suis familiarisé avec cette lecture priante de la Parole? Comment puis-je le faire, seul ou avec d’autres?
(33e texte d’une série sur la joie)
† Roger Ébacher
Évêque émérite de Gatineau

lundi 28 juillet 2014

Une homélie joyeuse

Le pape François, dans La joie de l’Évangile traite longuement de l'homélie (par. 135 à 159). Un développement aussi élaboré marque bien l’importance qu’il donne à cette activité en Église. « L’homélie est la pierre de touche pour évaluer la proximité et la capacité de rencontre d’un pasteur avec son peuple. »
 
Mais cette activité réclame actuellement une sérieuse évaluation : les récriminations sont nombreuses à son sujet. « De fait, nous savons que les fidèles lui donnent beaucoup d’importance; et ceux-ci, comme les ministres ordonnés eux-mêmes, souffrent souvent, les uns d’écouter, les autres de prêcher. Il est triste qu’il en soit ainsi. L’homélie peut être vraiment une intense et heureuse expérience de l’Esprit, une rencontre réconfortante avec la Parole, une source constante de renouveau et de croissance. »
 
Pour cela, il faut retrouver le sens profond de l’homélie.  « C’est Dieu qui veut rejoindre les autres à travers le prédicateur, et qu’il déploie sa puissance à travers la parole humaine. » Dieu vient avec un ardent désir d’y dialoguer avec son peuple.
 
Pour que se vive ce dialogue, il faut que le prédicateur remplisse bien des conditions. Je me contente de relever quelques points. L’homélie doit être brève : ce n’est pas une conférence ou un cours. On doit y parler pour que le peuple comprenne afin d’y recevoir courage, souffle, force et impulsion. Il faut transmettre le plaisir de Dieu d’être avec les siens et ainsi ses Paroles font brûler les cœurs.
 
Il faut donc soigner la forme dans laquelle la Parole est offerte. « La préoccupation pour les modalités de la prédication est elle aussi une attitude profondément spirituelle. Elle signifie répondre à l’amour de Dieu, en se dévouant avec toutes nos capacités et notre créativité à la mission qu’il nous confie; mais c’est aussi un exercice d’amour délicat pour le prochain, parce que nous ne voulons pas offrir aux autres quelque chose de mauvaise qualité. Dans la Bible, par exemple, nous trouvons la recommandation de préparer la prédication pour lui assurer une mesure correcte : “Résume ton discours. Dis beaucoup en peu de mots” (Si 32, 8). » Et le pape rappelle le conseil d’un vieux maître : une bonne homélie doit contenir « une idée, un sentiment, une image ».
 
C’est dire qu’une homélie doit être sérieusement préparée. « La confiance en l’Esprit Saint qui agit dans la prédication n’est pas purement passive, mais active et créative. Elle implique de s’offrir comme instrument (cf. Rm 12, 1), avec toutes ses capacités, pour qu’elles puissent être utilisées par Dieu. Un prédicateur qui ne se prépare pas n’est pas “spirituel”, il est malhonnête et irresponsable envers les dons qu’il a reçus. »
 
Toute personne qui a à donner la Parole dans la liturgie est donc invitée à reprendre ce texte si concret du pape.
 
Est-ce que je me sens moi-même concerné, interpelé, dérangé par ces paroles ?
(32e texte d’une série sur la joie)
† Roger Ébacher
Évêque émérite de Gatineau

jeudi 24 juillet 2014

De personne à personne


Aux paragraphes 127 et 128 de La joie de l’Évangile, le pape aborde une façon d’évangéliser qui concerne tous les baptisés. Il s’agit du rayonnement de notre foi dans la vie quotidienne, de personne à personne.
 
La description qu’il en donne est simple et claire : « Il s’agit de porter l’Évangile aux personnes avec lesquelles chacun a à faire, tant les plus proches que celles qui sont inconnues. C’est la prédication informelle que l’on peut réaliser dans une conversation, et c’est aussi celle que fait un missionnaire quand il visite une maison. Être disciple c’est avoir la disposition permanente de porter l’amour de Jésus aux autres, et cela se fait spontanément en tout lieu : dans la rue, sur la place, au travail, en chemin. »
 
Puis François, ayant noté la nécessité d’y être toujours respectueux et aimable, trace les étapes d’une telle rencontre. Relevons-en les articulations. «Le premier moment consiste en un dialogue personnel, où l’autre personne s’exprime et partage ses joies, ses espérances, ses préoccupations pour les personnes qui lui sont chères, et beaucoup de choses qu’elle porte dans son cœur. » C’est l’étape d’une écoute attentive et réceptive.
 
« C’est seulement après cette conversation, qu’il est possible de présenter la Parole, que ce soit par la lecture de quelque passage de l’Écriture ou de manière narrative, mais toujours en rappelant l’annonce fondamentale : l’amour personnel de Dieu qui s’est fait homme, s’est livré pour nous, et qui, vivant, offre son salut et son amitié. »
 
Le message évangélique s’exprime parfois de manière plus directe, d’autres fois à travers un témoignage personnel, un récit, un geste, ou la forme que l’Esprit Saint lui-même peut susciter en une circonstance concrète.
 
« Si cela semble prudent et si les conditions sont réunies, il est bon que cette rencontre fraternelle et missionnaire se conclue par une brève prière qui rejoigne les préoccupations que la personne a manifestées. Ainsi, elle percevra mieux qu’elle a été écoutée et comprise, que sa situation a été remise entre les mains de Dieu, et elle reconnaîtra que la Parole de Dieu parle réellement à sa propre existence. »
 
Nous avons là des suggestions très vivantes, applicables et stimulantes. Toutefois, en y réfléchissant, on peut prendre conscience que ce témoignage de personne à personne est compromettant. Mais nous laisser envahir par les doutes et les peurs étouffera toute audace. Et alors, « nous serons simplement spectateurs d’une stagnation stérile de l’Église. »
 
Suis-je stimulé ou découragé par ces paroles? Est-ce que le petit processus tracé par le pape peut me guider?
(31e texte d’une série sur la joie)
† Roger Ébacher
Évêque émérite de Gatineau

samedi 19 juillet 2014

L’Église est un Peuple pour tous

L’amour miséricordieux de Dieu pour les humains est à l’origine de toute évangélisation. Dieu seul nous sauve en nous envoyant son Fils Jésus et en nous donnant l’Esprit-Saint. L’Église collabore à cette œuvre « comme instrument de la grâce divine qui opère sans cesse au-delà de toute supervision possible. » Ainsi s’exprime François dans La joie de l’Évangile (par. 112). Déjà Benoît XVI insistait sur ce primat de la grâce lors du Synode sur l’évangélisation: « Le premier mot, l’initiative véritable, l’activité véritable vient de Dieu et c’est seulement en s’insérant dans cette initiative divine, c’est seulement en implorant cette initiative divine, que nous pouvons devenir nous aussi – avec Lui et en Lui – des évangélisateurs. »
 
Ce salut, œuvre de Dieu que l’Église annonce joyeusement, est destiné à tous. Car Dieu a choisi de convoquer tous les humains comme un peuple et non pas comme des êtres isolés. « Personne ne se sauve tout seul, c’est-à-dire, ni comme individu isolé ni par ses propres forces. Dieu nous attire en tenant compte de la trame complexe des relations interpersonnelles que comporte la vie dans une communauté humaine. » En d’autres mots, Dieu ne va pas à la pêche à la ligne, mais au filet!
 
Être Église, c’est être Peuple de Dieu pour « annoncer et porter le salut de Dieu dans notre monde, qui souvent se perd, a besoin de réponses qui donnent courage et espérance, ainsi qu’une nouvelle vigueur dans la marche. L’Église doit être le lieu de la miséricorde gratuite, où tout le monde peut se sentir accueilli, aimé, pardonné et encouragé à vivre selon la bonne vie de l’Évangile. » (par. 114)
 
Un principe fondamental doit être médité. « En vertu du Baptême reçu, chaque membre du Peuple de Dieu est devenu disciple missionnaire. » Chaque baptisé est un sujet actif de l’évangélisation. « La nouvelle évangélisation doit impliquer que chaque baptisé soit protagoniste d’une façon nouvelle. Cette conviction se transforme en un appel adressé à chaque chrétien, pour que personne ne renonce à son engagement pour l’évangélisation, car s’il a vraiment fait l’expérience de l’amour de Dieu qui le sauve, il n’a pas besoin de beaucoup de temps de préparation pour aller l’annoncer, il ne peut pas attendre d’avoir reçu beaucoup de leçons ou de longues instructions. Tout chrétien est missionnaire dans la mesure où il a rencontré l’amour de Dieu en Jésus Christ. » Le pape réfère à l'exemple des premiers disciples (Jn 1, 41), de la samaritaine (Jn 4, 39), de saint Paul (Ac 9, 20).  Puis il ajoute : « Et nous, qu’attendons-nous? »
 
Comment cette question me rejoint-elle?
 
Notre Église est-elle imbibée de cette certitude que tout baptisé est missionnaire? Quel pas ou quel geste puis-je faire en ce sens?
(30e texte d’une série sur la joie)
† Roger Ébacher
Évêque émérite de Gatineau

lundi 7 juillet 2014

Non à la guerre entre nous

Le pape François, dans La joie de l’Évangile (par. 98ss), scrute les racines de nos divisions.  Envie, jalousies, mondanité spirituelle, esprit de controverse, recherche de pouvoir, de prestige, de plaisir ou de sécurité économique : voilà quelques causes de nombreuses guerres entre nous chrétiens, disciples de Jésus!
 
Et il en appelle à «un témoignage de communion fraternelle qui devienne attrayant et lumineux. » Il formule une demande pressante« Que tous puissent admirer comment vous prenez soin les uns des autres, comment vous vous encouragez mutuellement et comment vous vous accompagnez. » Et il rappelle le commandement de Jésus : « À ceci tous reconnaîtront que vous êtes mes disciples : si vous avez de l’amour les uns pour les autres » (Jn13,35). Puis avec réalisme il ajoute : « Attention à la tentation de l’envie! Nous sommes sur la même barque et nous allons vers le même port!»
 
Dans une confidence émouvante, il ajoute : « Cela me fait très mal de voir comment, dans certaines communautés chrétiennes, et même entre personnes consacrées, on donne de la place à diverses formes de haine, de division, de calomnie, de diffamation, de vengeance, de jalousie, de désir d’imposer ses propres idées à n’importe quel prix, jusqu’à des persécutions qui ressemblent à une implacable chasse aux sorcières. »
« Ne nous laissons pas voler l’idéal de l’amour fraternel! »
 
Puis il énumère quelques défis ecclésiaux : l’identité et la mission du laïc, la place de la femme, les jeunes, les vocations à la vie sacerdotale et à la vie consacrée. Et il termine ces paragraphes par cet appel à continuer l’analyse de la situation. « J’invite les communautés à compléter et à enrichir ces perspectives à partir de la conscience des défis qui leur sont propres et de ceux qui leur sont proches. Lorsqu’elles le feront, j’espère qu’elles tiendront compte que, chaque fois que nous cherchons à lire les signes des temps dans la réalité actuelle, il est opportun d’écouter les jeunes et les personnes âgées. Les deux sont l’espérance des peuples. » (par. 108)
 
Puis vient cette interpellation : «Ne nous laissons pas voler la force missionnaire ! »
 
Chicanes, envies, jalousies, j’en connais ? Ça me concerne et me préoccupe ?
 
Et quels sont les autres défis de notre Église ici ?
(29e texte d’une série sur la joie)
† Roger Ébacher
Évêque émérite de Gatineau

mercredi 2 juillet 2014

Des généraux d’armées défaites


C’est ainsi que le pape décrit, dans La joie de l’Évangile (par. 96), les personnes qui prétendent œuvrer pour l’Évangile et Jésus-Christ, mais qui ne pensent qu’à leurs propres intérêts. « La mondanité spirituelle, qui se cache derrière des apparences de religiosité et même d’amour de l’Église, consiste à rechercher, au lieu de la gloire du Seigneur, la gloire humaine et le bien-être personnel.»
 
Et François illustre les multiples formes de cette mondanité spirituelle. « Dans certaines d’entre elles, on note un soin ostentatoire de la liturgie, de la doctrine ou du prestige de l’Église, mais sans que la réelle insertion de l’Évangile dans le Peuple de Dieu et dans les besoins concrets de l’histoire ne les préoccupe. » L’Église se transforme alors en une pièce de musée.
 
Dans d’autres formes, la même mondanité spirituelle se cache derrière la fascination de pouvoir montrer des conquêtes sociales et politiques. « Elle peut aussi se traduire par diverses manières de se montrer soi-même engagé dans une intense vie sociale, remplie de voyages, de réunions, de dîners, de réceptions. Ou bien elle s’exerce par un fonctionnalisme de manager, chargé de statistiques, de planifications, d’évaluations, où le principal bénéficiaire n’est pas le Peuple de Dieu, mais plutôt l’Église en tant qu’organisation. »
 
« Dans ce contexte se nourrit la vaine gloire de ceux qui se contentent d’avoir quelque pouvoir et qui préfèrent être des généraux d’armées défaites plutôt que de simples soldats d’un escadron qui continue à combattre. Combien de fois rêvons-nous de plans apostoliques, expansionnistes, méticuleux et bien dessinés, typiques des généraux défaits! Ainsi nous renions notre histoire d’Église, qui est glorieuse en tant qu’elle est histoire de sacrifices, d’espérance, de lutte quotidienne, de vie dépensée dans le service, de constance dans le travail pénible. »  Puis le pape parle des vaniteux qui « disent ce “qu’on devrait faire” – le péché du “on devrait faire” – comme des maîtres spirituels et des experts en pastorale qui donnent des instructions tout en restant au dehors. » C’est alors se couper de la réalité douloureuse de notre peuple fidèle.
 
Dans ces situations de mondanité spirituelle, on regarde les autres de haut et de loin, on fait ressortir continuellement les erreurs des autres et on est obsédé par l’apparence. « C’est une terrible corruption sous l’apparence du bien. Il faut l’éviter en mettant l’Église en mouvement de sortie de soi, de mission centrée en Jésus Christ, d’engagement envers les pauvres. »
 
Et le pape a cette prière qui est en même temps une exhortation : « Que Dieu nous libère d’une Église mondaine sous des drapés spirituels et pastoraux! Cette mondanité asphyxiante se guérit en savourant l’air pur du Saint Esprit, qui nous libère de rester centrés sur nous-mêmes, cachés derrière une apparence religieuse vide de Dieu. »
 
« Ne nous laissons pas voler l’Évangile! »
(28e texte d’une série sur la joie)
† Roger Ébacher
Évêque émérite de Gatineau

dimanche 29 juin 2014

Des relations nouvelles


Le paragraphe 87 de La joie de l’Évangile est particulièrement suggestif. Je le cite au complet.
 
« De nos jours, alors que les réseaux et les instruments de la communication humaine ont atteint un niveau de développement inédit, nous ressentons la nécessité de découvrir et de transmettre la “mystique” de vivre ensemble, de se mélanger, de se rencontrer, de se prendre dans les bras, de se soutenir, de participer à cette marée un peu chaotique qui peut se transformer en une véritable expérience de fraternité, en une caravane solidaire, en un saint pèlerinage. Ainsi, les plus grandes possibilités de communication se transformeront en plus grandes possibilités de rencontre et de solidarité entre tous. Si nous pouvions suivre ce chemin, ce serait une très bonne chose, très régénératrice, très libératrice, très génératrice d’espérance! Sortir de soi-même pour s’unir aux autres fait du bien. S’enfermer sur soi-même signifie goûter au venin amer de l’immanence, et en tout choix égoïste que nous faisons, l’humanité aura le dessous. »
 
Nous sommes invités à « dépasser le soupçon, le manque de confiance permanent, la peur d’être envahi, les comportements défensifs que le monde actuel nous impose. » C'est là renoncer au réalisme « de la dimension sociale de l‘Évangile (…) L’Évangile nous invite toujours à courir le risque de la rencontre avec le visage de l’autre, avec sa présence physique qui interpelle, avec sa souffrance et ses demandes, avec sa joie contagieuse dans un constant corps à corps. La foi authentique dans le Fils de Dieu fait chair est inséparable du don de soi, de l’appartenance à la communauté, du service, de la réconciliation avec la chair des autres. Dans son incarnation, le Fils de Dieu nous a invités à la révolution de la tendresse. »
 
« Il s’agit d’apprendre à découvrir Jésus dans le visage des autres, dans leur voix, dans leurs demandes. C’est aussi apprendre à souffrir en embrassant Jésus crucifié quand nous subissons des agressions injustes ou des ingratitudes, sans jamais nous lasser de choisir la fraternité. »
 
Et le pape François nous exhorte : « Ne nous laissons pas voler la communauté! »
 
Est-ce que je me contente de relations interpersonnelles à travers un écran de télévision ou d’ordinateur?
 
Comment est-ce que Jésus dans l’Évangile me pousse à aller vers l’autre, à le reconnaître comme mon frère, ma sœur?
(27e texte d’une série sur la joie)
† Roger Ébacher
Évêque émérite de Gatineau